jeudi, 13 avril 2006

Jaffa

Jaffa est un petit port de pêche qui jouxte Tel-Aviv. C'est par là qu'arrivèrent les croisés, Napoléon et tant d'autres, en se rendant à Jerusalem. En 48, lors de la guerre d'Indépendance pour les uns, la Nakba pour les autres, la ville fut prise aux Arabes. Aujourd'hui, elle garde les traces de toutes les époques, ce qui en fait un musée à ciel ouvert.

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lundi, 06 février 2006

Il est passé ou l'argent??

On peut lire aujourd'hui dans le Monde (1):

"Le procureur général palestinien, Ahmed Al-Meghani, a révélé, dimanche 5 février, dans un rapport d'enquête "qu'environ 700 millions de dollars" [580,38 millions d'euros] manquaient dans les coffres de l'Autorité palestinienne. Il s'agit d'une somme considérable si l'on tient compte du fait que le déficit annuel de l'Autorité palestinienne s'élève à 800 millions de dollars [663,3 millions d'euros] et toute l'aide annuelle à un milliard environ. "

Je crois que tout est dit là. Dans ces conditions:

1/ on comprend que les dirigeants palestiniens prennent vite gout au pouvoir et ne veulent plus le lacher (on se souvient qu'Arafat possédait une des premières fortunes mondiales à la fin de sa vie, ce qui est pas mal pour un pays en guerre qui n'a ni pétrole ni industrie..)

2/ A Ramallah, on (les contribuables européens) doit passer pour des "crétins-oui-oui", qui distribuent l'argent sans se préoccuper de savoir ou il atterit. La risée du Moyen-Orient. C'est gênant quand-même. Une pensée terrible, mais il y a pire: d'ici la fin du mois, le Hamas compte former son gouvernement. Là, de deux choses l'une: soit comme il le promet, il met fin à la corruption, et tout cet argent tombé du ciel, passe alors dans le terrorisme et on repart dans la spirale de la violence. Soit le Hamas se laisse corrompre à son tour, ce qui serait finalement un moindre mal.

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(1) http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3218,36-738141@...

 

vendredi, 03 février 2006

Quand tout s'emballe

Il y a des periodes ou il ne se passe rien. Et des periodes ou on a l'impression que tous les événements s'enchainent et tout se déchaine.

Fin 2005, un salopard du nom d'Ahmadinejad lance une vaste campagne de provocation contre Israel et l'Occident. Un peu comme le crapaud qui voulait être aussi méchant que l'hypopotame. Rien ne semble l'arrêter, chaque jour une nouvelle connerie plus moche que lui, et j'ai l'impression que personne ne bouge. Je crains qu'il ne soit plus malin qu'on ne le croit et qu'il est déjà bien avancé dans son programme nucléaire. Il est temps d'intervenir, car la menace est réelle et bien plus grande qu'en Irak, et le pétrole tout aussi abondant. Pourquoi n'auraient-ils pas droit à la bombe, eux? Car ce sont des fous; c'est subjectif, mais ça me suffit amplement comme justification. Cette petite merde séchée doit vite être nettoyée.

Début janvier, grand boulversement, sortie de la vie politique d'Ariel Sharon. Ca devait arriver un jour ou l'autre, c'est arrivé avant les elections; une bonne partie du chemin était fait après le retrait de Gaza, la voix était ouverte "vers l'avant",  ;-)  mais bon, qui va reprendre les rennes? Dans quelle voix?

Fin janvier, victoire du Hamas aux législatives; on pouvait pas esperer pire pour la paix. Pour l'instant, rien ne laisse penser qu'ils sont prets à se calmer. Un nouveau "point chaud".

Debut fevrier sont ressorties des placards une serie de caricatures de Mahomet, publiées en septembre. On avait besoin de ça pour exciter les fanatiques un peu plus.. le scandale s'étend à tous les pays arabes, c'est l'embrasement. Liberté d'expression ou pas, dans le context actuel, je ne vois pas l'interêt de publier des pareilles provocations gratuites, auxquelles les réactions seraient si prévisibles.

Ah la la....

 

vendredi, 13 janvier 2006

Triste terre

On dit souvent que la verité sort de la bouche des enfants. Hier soir, la meilleur chaine du service public, et la seule qu'il faudrait garder - arte - proposait une émission sur la situation en Israel; un des reportages datait de trois ans, mais il semblait malheureusement toujours d'actualité.

Il était montré sans détour, comment, dès le plus jeune âge, dans les écoles même laïques, chacun apprenait à vivre dans la haine de l'autre. Ainsi les professeurs d'histoire palestiniens présentent une carte de la région où ne figure pas même le nom d'Israel, et se permettent d'immenses libertés pour évoquer les faits. On découvre qu'avant 10 ans les jeunes Palestiniens reprennent déjà les paroles des dirigeants du Hamas, et ne rêvent que de tuer les habitants de la colonie la plus proche, située à 300m de leur école.

Les jeunes colons juifs, issus de familles orthodoxes, n'était guère plus ouverts, et ne se basaient que sur la Torah pour justifier leur présence. Ils criaient ouvertement leurs slogans de haine face à la camera.

J'ai trouvé très inquietant de voir tant de haine parmi des enfants si jeunes, qui n'ont rien connu d'autre que la guerre. Attentats pour les uns, check point et destructions de maisons pour les autres, on voit mal comment ils pourraient tenir les propos insouciants, "naïfs", de paix et de bon sens qu'ont les enfants occidentaux de leur âge.

Naïvement, je pense quand même que le seul salut possible passera par une éducation plus équilibrée qui leur donnerait une vision moins unilatérale des événements, une lecture moins partiale de l'histoire et s'affranchira de l'emprise des extrèmistes. C'est donc dans l'éducation que le financement européen doit arriver, car c'est là la clef de la paix pour demain.

lundi, 09 janvier 2006

Jerusalem

Tout le monde la veut...

Je ne crois pas qu'une autre ville au monde ait été autant convoitée. La liste est longue (les Hébreux, les Philistins, les Syriens, les Babyloniens, les Romains, les Ottomans, les croisés, les Anglais...), et tous ont revendiqué sa possession, malgre sa situation géographique pas très avantageuse (au milieu du désert)

Aujourd'hui encore, elle est un des points les plus épineux du conflit, peut-être encore plus que le droit au retour des réfugiés palestiniens. Mais pourquoi? Certes, la ville est trois fois sainte:

  • le Mur des Lamentations (haKotel haMaarvi) est le lieu le plus sain du Judaïsme, "la Meque des feujs"
  • le Christ y a été crucifié, son tombeau se trouve au Saint Sépulcre, dans le quartier arménien de la vieille ville.
  • Mahomet serait monté au ciel depuis le Dôme du Rocher, situé à quelques mètres du Mur des Lamentations comme on peut le voir là:

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Donc autant dire que ça chie, mais les Musulmans ont déjà la Mecque. Comme les Chrétiens n'en veulent pas - c'est déjà bien assez compliqué comme ça.. - autant la laisser aux Juifs, nan?

 

 

 

dimanche, 08 janvier 2006

Sharon colombe de la paix ?

A l’heure qu’il est, on peut déjà dire que la vie politique d’Ariel Sharon est terminée, quelle que soit l’issue des opérations qu’il subit. A part les extrèmistes du Hamas, toute personne censée s’accordera à dire que les derniers mois de sa carrière furent prometteurs et ouvraient des perspectives de paix et d’espoir au Proche-Orient. Comme beaucoup je crois, je détestais Sharon lorsqu’il est arrivé au pouvoir ; je le voyais comme le LePen israélien, prêt à toutes les provocations pour casser l’ennemi, et je ne le connaissais qu’à travers les médias français. C’était l’ « homme de Sabra et Chatila », qui ose dire qu’il vient sur l’esplanade des mosquées avec « un message de paix ». Mais je me suis progressivement intéressé de plus près au conflit, qui est bien plus complexe qu’il n’y paraît au journal de 20h, je me suis rendu sur place, et j’ai depuis une vision très différente des événements. Et les médias français eux-même semblent avoir changé leur fusil d’épaule depuis l’été 2005 et la visite de Sharon à l’Elysée. Quel dirigeant palestinien a fait preuve du dixième du courage politique de Sharon ? Sûrement pas Arafat hier, ni Abbas aujourd’hui. Sharon, en fin de carrière certes, n’ayant plus grand chose à prouver ou voulant encore appuyer son bilan, a défié son propre parti et a même été physiquement menacé, pour mettre à exécution le plan de retrait de Gaza. Mais il l’a finalement mené à bien, avec le plus grand pragmatisme et dans le respect du calendrier prévu. Le chaos qui règne désormais dans les territoires palestiniens montre par opposition l’incapacité de M Abbas pour exercer son autorité, malgré les moyens importants dont il dispose – merci le contribuable européen (234 M€ en 2004).

Ce retrait n’était sans doute pas un geste du cœur, mais plutôt le résultat d’une simple projection dans le futur : la colonisation de Gaza vaut-elle ce prix humain et financier, et mènera-t-elle à une majorité juive? La réponse étant négative, la décision était prise, même si elle allait à l’encontre de ses convictions profondes et de toute sa carrière. C’est donc bien avant tout dans l’intérêt d’Israël. Mais il n’empêche que Sharon a ouvert une brèche vers la paix, et la création d’un état palestinien, à l’heure ou personne ne croyait plus en la feuille de route. Ce tout en gardant un discours de fermeté face au terrorisme – quel dirigeant n’aurait pas défendu son pays du terrorisme ??  Mais Abbas n’a pas profité de cette ouverture : depuis le désengagement, il laisse le Hamas grignoter du terrain à Gaza, et reste aveuglé par son vieux rêve de Jérusalem Est comme capitale. On a même pu entendre des Palestiniens, pleins d’admiration, regretter que Sharon n’ait pas été dans leur camp, et qu’ils n’aient jamais eu de leader comme lui. On les comprend..