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        <title>wha' a bloOogy shait - jacky_glissan</title>
        <description>du rigolo et du serieux</description>
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                <title>[Jacky] chapitre second: l'institut</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Francis Zaam)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 08 Feb 2006 00:34:46 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;Pour lui qui n'avait quasiement jamais quitté son village d'Oberstompfer-le-Haupt en Alsace, ce départ à la capitale représentait un grand saut dans l'inconnu, mais également une seconde chance. A la fois une porte de sortie, et une porte d'entrée qui lui permettrait de construire un jour ce que ses parents biologiques avaient détruit égoïstement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La capitale, Jacky ne la connaissait qu'à travers les images de Jean-Pierre Pernod, qu'il suivait assiduement depuis qu'il avait commencé à s'interesser au monde. Triste pis-aller. Les ministres, place Beauvau et quai d'Orsay, les manifestants entre Nation et Bastille, les racailles aux Halles..Il s'était déjà fait une image de Paris à travers ces reportages formattés et superficiels. Petit à petit, les pièces de son puzzle social s'emboitaient, et plus cela allait,&amp;nbsp;moins les couleurs semblaient se marier. Il se disait que Paris devait être gigantesque pour abriter tant de personnes si différentes. Rien à voir avec l'institut où ils formaient, bien sans le vouloir, une grande famille, soudée par l'isolement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jacky fut accepté en Math Sup au prestigieux lycée Saint-Louis, face à la Sorbonne, ce qui fit la fierté de toute&amp;nbsp;la DASS. Ca n'était pas tous les jours qu'un des petits décidaient de se lancer dans les études. Quant à partir à Paris, quel courage se disaient-ils! Les adieux furent poignants, surtout pour cette chère Dame René, elle avec laquelle il aimait tant discuter et dont il se sentait si proche. Jacky la considérait veritablement comme sa mère, celle qui comblait au mieux cet énorme blessure, cette éternelle plaie ouverte, qui ne cicatriserait probablement jamais. Pour Madame René, Jacky représentait également l'aboutissement d'une vie, le plus bel arbre de la pépinière, le meuble le plus carré d'un meunuisier, le meilleur cru d'un vigneron. Elle sentait qu'il était d'elle.&lt;br /&gt; C'est elle qui lui avait inculqué ces fortes valeurs morales, sorte de liant social entre les enfants de l'institut. Travail, discipline, mais avant tout la solidarité. Depuis son plus jeune age, Jacky fut un des plus réceptifs et fit preuve d'une très grande maturité. Jacky était doté d'une intelligence superieure.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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                <title>Chapitre premier - D'une prison à l'autre.</title>
                <link>http://whatabloogyshit.hautetfort.com/archive/2006/01/10/chapitre-premier-d-une-prison-a-l-autre.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (Francis Zaam)</author>
                                                <category>Jacky Glissan</category>
                                                <pubDate>Tue, 10 Jan 2006 01:15:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;Jacky attendait patiemment 17h30, l'heure de la délivrance, l'heure à partir de laquelle on peut partir sans craindre les foudres du chef d'étage; disons que c'est pas abusé.&lt;br /&gt; Les dernières minutes sont les plus dures; quand depuis le matin on se cherche un truc à faire, pour faire semblant, à 17h, on commence un peu à être à cours d'idées. Une ou deux anos à remonter à ces développeurs incompétents, un mail de relance, un coup de fil à l'équipe de Lyon, le tout entrecoupé de pauses aussi nombreuses que vides, ou chacun regarde alternativement son son café et ses pieds, en espérant que quelqu'un osera lancer un sujet de conversation. Pas facile.&lt;br /&gt; Jacky se dit que c'était bon. 17h26,&amp;nbsp;le temps de verrouiller la station, verifier les horaires du train, on franchirait la porte du bureau vers 28..bon c'est honorable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il salua Gigot, son collègue et quitta donc le bureau.&lt;br /&gt; Jacky était rondouillard, la tête un peu carrée de face. Par contre, de profil, il était un peu aplati, comme s'il avait été bercé près d'un mur étant enfant.&lt;br /&gt; Sauf que ses parents, il ne les connaissait pas. Il faisait partie de ces enfants &quot;nés sous X&quot;. Sa famille, c'était la DASS. Madame René, Lucienne, et bien sûr le grand J-C. Il gardait des contacts réguliers avec eux, depuis sa sortie en septembre 89. Il était alors entré en classes préparatoires. D'une prison à l'autre.&lt;/p&gt;
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