mercredi, 10 octobre 2007

une cité pour les fils d'immigrés

Au l'éopque ou le brillantissime Brice Hortefeux propose des lois dont on devrait avoir honte, est inaugurée dans l'indifférence la plus totale la Cité nationale de l'histoire de l'immigration.

C'est en fait ce qu'il reste du musée des colonies, créé en 1931 à la porte Dorée. Je n'y étais pas, mais j'imagine le discours nationaliste moralisateur colonisateur de ceux qui amènent enfin la lumière et la bonne paroles aux indigènes sous-développés. En 1960, ça commence à gronder assez fort, donc parler de colonies devient délicat: Malraux le transforme en musée des arts Africains et Océaniens. Je n'y étais tjrs pas, mais ça sent la sorte d'hommage à demi-mot aux peuples exploités et dépouillés par la France. On s'éloigne de la colonie éconoomique qui fournit chair à canons et matières premières bon marché; on est dans le registre "autres formes d'arts", mais en aucun cas comparable à "notre" forme d'art. C'est Chirac, il faut bien le lui accorder, qui mettra ces arts sous le devant des projecteurs, en installant son musée des arts premiers à deux pas de la Tour Eiffel, point le plus central et touristique de Paris, loin des quartiers ouvriers de l'est parisien, loin des colonies oubliées. Le quai Branly, c'est la partie des colonies que l'on peut montrer et dont on peut être fier. Quant à la cité de l'immigration, c'est tout le reste des colonies aujourd'hui: la violence et le chômage des cités ou rien n'a été pensé pour vivre.

Je serais très curieux d'aller voir comment notre histoire a été coupée en deux pans, ces deux parties de l'iceberg. Je me fais les deux ce week-end.

 

mercredi, 19 septembre 2007

réunion

Hier je faisais une présentation dans une belle salle d'un bel immeuble d'un beau quartier de Paris.

Alors que ces pinpins débattaient de je ne sais quelle futilité, mon laptop s'est mis en veille. Et là est apparu derrière moi une image magnifique, dans le reflet de mon écran: la silhouette de la Tour Eiffel en contre-jour, dépassant avec majesté les toits des immeubles hausmanniens, et au dernier plan, le skyline de la Défense. Le ciel était menaçant, les couleurs fortes. Je me suis dit que j'étais dans la belle ville du monde, et que c'était bien cool.

Voilà.

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samedi, 05 mai 2007

le pont des arts

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jeudi, 29 mars 2007

l'école buissonière

Ce matin, c'était dur, mais je me suis levé. En effet hier soir, j'ai (re)vu Philippe Katerine en concert - merci Nico - et c'était vraiment sympatoche, plein de bobos pour écouter ce gentil rigolo. Un bon moment.

Ce matin donc, je suis allé voir un premier client, mais une heure après, j'en avais terminé. Direction métro. Et là, il faisait beau, une douce brise de printemps soufflait dans les rues de Paris, dans ce Paris de 11h du matin. Heure interdite en principe, puisqu'on devrait être en cours, ou au boulot, un jour de semaine comme ça. Le souvenir des heures de lycée séchées..Ce sentiment de pouvoir enfin profiter des rayons de soleil, pendant que les autres sont derrière les carreaux, c'est tellement bon....

Donc j'ai pris mon temps, dans les rues, dans le métro, lisant tranquilement mon journal, au soleil, sur un banc, puis sur la une. La sève de la liberté. Penard, à l'aise Blaise, tu vois. Touriste le mec en fait.

Client suivant, petite réunion, petit coup de gueule pour faire avancer le bordel, un mail qui décoiffe pour en remettre une couche, et voilà une bonne journée terminée. Haaaaa.

samedi, 17 mars 2007

une aprèm dans le Marais

De la ligne 7, en se dirigeant vers l'HdV, une alléchante odeur de café nous imposa de nous arreter. La dégustation s'imposait dans ce salon public, petit endroit cosy situé à 200m du Paris le plus glamour, mais pas tout à fait dedans quand même. Donc ceux qui par hasard passent devant sont litteralement happés par cette odeur chaleureuse qui nous invite à déguster, mais sinon, on peut pas deviner..

Ici, c'est donc la fête des cafés du monde. Torrefacteur, le petits gars qui tient la boutique est adorable, et il vaut tous les serveurs bobos du quartier, jeunes cons, débectant, et prétentieux. Le piano dans le salon du fond ne demande qu'à s'exprimer.

http://www.worlds-bestcoffees.com

 

Puis direction l'HdV pour l'expo de Cabu. Franchement génial, dommage - heureusement pour nous - qu'il y avait pas grand monde. Ce type est trop bon, il y a vraiment de quoi se poiler. Merci Bertrand pour ces expos gratuites. Par contre la Mawtiniquaise à l'entrée n'est pas contente, caw les concouw de fonctionnaiw sont de pus en pus duw. Et woui. A forws de tout faiw gwatoui, ya pu de fonctionnaiw à Pawis. Ben woui.

Culture pour tous ou travail pour tous ?

lundi, 25 décembre 2006

Tresor congelés d'Egypte

L'expo au Grand Palais "Tresors engloutis d'Egypte" est sympa, mais prévoyez les bonnets et les gants pour y aller. Nan, c'est con, mais ça gache tout, on peut pas apprécier si on est frigorifié. Alors ça parle fonds sous-marins, ports méditerrannéens, commerce des épices tout ça, et tu croises que des bonhommes de neiges qui courent d'une salle à l'autre tellement il fait froid.

Bon, ceci dit, le contenu est assez fourni, et il y a beaucoup de très belles pièces, statues, bijoux, objets de cultes, ainsi que des films qui montrent les fouilles sous-marines. Pour les amoureux de l'Egypte, de l'archéologie ou des fonds sous-marins, ça vaut le coup.

Par contre, j'en reviens à la forme, en plus du froid, c'ets mal mis en valeur, les écrans et les panneaux explicatifs sont trop bas et trop petits, aucun éclairage après 16h. Et avec ça le sponsor a le culot de mettre son nom à tout bout de champs. Bon....

dimanche, 10 décembre 2006

Je pense à vous ce soir ou jamais

A petite dose, j'aime bien l'émission de Frederic Taddeï, "ce soir ou jamais". Assez élitiste, ça reste très parisien intello, et j'ai peur que l'audimat en ait raison dans les prochains mois. Mais quand on rentre d'une journée de 13h, en sortant les surgelés du congélos, c'est très bien.

L'autre soir, était invité Pascal Bonitzer, que je ne connaissais pas. Un mec assez soulant, imbu de sa personne, mais qui m'a quand même donné envie d'aller voir son film: "Je pense à vous". D'ailleurs comme souvent, l'émission s'est resumée à une serie de monologues d'anciens khagneux prétentieux qui étalent leur culture. J'ai beau essayer de les suivre, des fois, ça plane un peu trop haut, et je pense que la ménagère de 50 ans pense à peu près pareil.

Bref, revenons au film: on y découvre le monde, là aussi, très parisien-Luxembourg-porte Dorée, des éditeurs littéraires. Ca parle aussi des couples, bon, rien de très emballant. Mais il y a aussi une certaine fraîcheur, qui ressort de delicieuses scènes aussi inattendues qu'amusantes qui sont comme autant d'entorses au "style attendu" du film. En général, un film a "son style", et s'y tient: comédie, tragédie, auteur etc.. là, on est surpris à plusieurs reprises. Par ailleurs les acteurs sont excellents: Edouard Baer, et ...tous les autres. Un film français bien sympa.

lundi, 04 décembre 2006

sur le quai

Elle: jupe verte, petits mocassins cirés. Elle a aussi un manteau bleu marine et un sac à main rose en forme d'arrosoir. Bref, j'ai tout de suit compris qu'on avait à faire à quelqu'un qui savait rigoler.

Lui: Mocassins moches, jean monoprix, et signe de reconnaissance, la parka Barbour. Il a une chemise blanche à carreaux bleus, et un pull benetton en laine. Quand il parle, il se met un peu sur la pointe des pieds, pour s'affirmer, ou par fierté. Probablement un ingénieur.

Elle a des cheveux mi-longs, attachés, et une petite barette. Elle le regarde avec des yeux pleins de desir et d'admiration. Elle attend, elle aimerait bien, mais ce sera pas encore pour ce soir. Il a encore des petits boutons sur le menton, et gardé sa coiffure de premier de la classe. Il se rase, bien qu'il n'y ait rien à raser en fait. Ils doivent chanter ensemble à la chorale de la paroisse ou travailler aux bonnes oeuvres.

Je me suis levé, et je lui ai cassé la gueule.

mercredi, 01 février 2006

Ces petits imprévus

Ce soir, à cause d'un colis suspect, tout le monde a dû "quitter métro sur le champs".
Alors forcément, ça agace. "Bgrrrrrrr" se dit le parisien de base, pressé de rentrer chez lui, qui commence à jurer contre la ratp, le gouvernement, le prix de l'essence, le terrorisme, le froid..
Puis il se résigne à moitié. Car il commence à prendre des initiatives, mais il continue à pester quand-même.

J'adore vraiment ces scènes où on voit le psycho-rigide devoir changer de route, le ronchon se manifester, le touriste américain jurer qu'il ne remettra plus les pieds dans ce pays communiste, le jeune cadre prétentieux insulter un service public gangréné par les syndicalistes..

Moi, je le prends plutôt à la cool, et je me dis que c'est l'occasion d'apprécier cette perle architecturale qu'est Paris.
Même si ça pelait sévère, cette ballade forcée prend tout de suite une saveur particulière, la couleur de l'imprévu, et on l'apprécie forcément plus qu'une ballade dominicale programmée comme un café.

Une belle tête d'enfoiré

Ouais, il avait une belle tête d'enfoiré.
Déjà de dos, ça présageait rien de bon, et je voyais pas bien ce qui aurait pu le rattraper,
Avec son imper noir de collabo et sa brosse bien carrée.
Mais de face, c'était terrible, avec ces sourcils mauvais,
en accents circonflexes bloqués.
Comme s'il ne pouvait que haïr et faire le mal.
Le regard du salopard qui aime appuyer là où ça fait mal.

Enfoiré va!

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